
Ca grogne encore sur la blogosphère
Je lis ici, là, enfin un peu partout des gens (auteurs, « journalistes », commentaires) très remontés contre Google suite à ce qu’ils appellent une « fermeture de service » des Google Notebook, et autres Jaiku, etc. Cette grogne est-elle justifiée ?
Premièrement, seulement quelques articles le soulignent, mais dans la plupart des cas, il ne s’agit pas de fermetures mais de gels (Arrêts des développements, des ouverture d’accès, etc.). Google n’a pas commis jusqu’ici le crime de stopper entièrement un service.
Google aujourd’hui, est presque devenu un « objet commun », que chacun connait, maitrise et utilise ; on a presque l’impression que c’est un service public. Presque.
Chacun sait pourtant ; du moins je l’espère ; que c’est une société commerciale, dont le but, par définition pure et simple, est de faire du profit. Pourquoi diable Google conserverait alors des services qui ne sont pas rentables et ne le seront probablement jamais. C’est bien cela qui serait scandaleux : payer des employés à développer, maintenir et promouvoir un service qui n’est pas rentable (et donc impopulaire) au détriment d’autres services !
De plus, chacun de ces services coupés le sont pour une autre raison : ils font doublons d’autres services ou sites (appartenant à Google ou non). A quoi sert de continuer un projet comme Jaiku face à Twitter, Facebook, Identi.ca, etc. ?
Donc quand je lis Francis Pisani :
Ce que Google ne semble pas avoir compris c’est que je peux changer de moteur de recherche du jour au lendemain mais pas de lecteur de flux ou d’outil sur lequel je garde mes notes en ligne. Ces services impliquent un autre type de relation avec les utilisateurs.
Je me demande qui n’a pas compris l’autre …
On peut comprendre la déception d’un utilisateur lorsqu’un service qu’il a pris l’habitude d’utiliser, d’un marque identifiée par lui comme pérenne s’arrête, mais il faut garder constamment en tête que :
Enfin, les CGU des services Google indiquent clairement :
Dans le cadre de cette recherche constante d’innovation, vous reconnaissez et admettez que Google peut cesser (provisoirement ou définitivement) de mettre à votre disposition ou à celle des utilisateurs en général ses Services (ou certaines fonctionnalités de ces Services), à sa seule discrétion et sans préavis.
Nous étions donc tous informés dès le début de chaque service que ceux-ci peuvent être dégradés, gelés ou stoppés.
Je ne suis pas d’accord avec ton analyse ou du moins, je pense que google ne devrait pas arrêter des services tels que le notebook.
Une personne qui utilise ce service ne va pas s’amuser à chaque fois à transférer ses données d’un service à un autre, on oublie que l’utilisateur doit être au centre de toute application.
Que va t’il advenir de la confiance que les utilisateurs ont pour google ? Imagine si gmail ferme demain ? (pure hypothèse qui je pense n’aura pas lieu) mais on pourrai la justifier par ton raisonnement, « ah bah s’il n’y a plus gmail, ils peuvent aller sur live ou yahoo mail »…
Bref, je pense qu’il y a une certaine responsabilité à assumer lorsqu’on est le plus gros business du net et même si le service est gratuit !
Dans la pratique je ne pense pas que cela va réellement pénaliser beaucoup de gens si google ferme les services mentionnés, mais c’est une problématique de fond qui est mis en avant, peut’-on avoir confiance au tout online ? Je pense notamment à l’entreprise qui hésite à passer leur suite MS Office sur du tout online et ou même google calendar.
Je pense justement que le fait de fermer des applications peu ou pas utilisées pour libérer des ressources (développeurs, financières, RP, etc.) au profit d’autres applications utilisées et utiles (comme Gmail) augmente la confiance.
Si Google s’acharnait sur des services à perte, je serais, justement, un peu inquiet …